top of page

 - Aventures Asiatiques -

Blogs

Singapour, la pierre et le métal

  • Jeff Nevine
  • 31 oct. 2019
  • 2 min de lecture

La ville de Singapour est un mélange de collisions architecturales assez photogéniques. Il n'y a rien qui remonte plus loin que la fondation de la ville (et là on peut être d'une rare précision: le 6 février 1819, par Sir Thomas Stamford Raffles, dont la vie mériterait un film, voire une série), mais en seulement 200 ans les changements ont été assez cataclysmiques.


Tu veux du contraste? Tiens, en voilà du contraste. Peu pas faire plus contrasté.

Son histoire est intimement liée aux immigrants Chinois, venu tenter leur chance par milliers en un flot ininterrompu, et dont Chinatown est la mémoire toujours vivante, même si l'on est passé des condition de vie totalement sordides (des familles entières entassées dans des pièces de quelques mètres carrés et dormant littéralement à même le sol, des Coolies solitaires - du conducteur de pousse-pousse au collecteur d'excréments - shootés à l'opium et rackettés par les maffias, et tout ça il y a à peine plus d'une vie humaine) à un Disneyland touristique.


Bienvenue au 19e siècle: Une boutique au Rez avec les appartements du maître de maison, et le reste loué à des familles, travailleurs, etc... Ce qui peut faire 60 personnes par maison, elles ont l'air étroites mais il y a 5 ou 6 pièces en enfilade. Toutes les épargnes de ce beau monde sont envoyées en Chine.

Sous la supervision des Anglais, ce sont eux qui ont construit la ville, et rues et bâtiments coloniaux sont toujours là pour en témoigner. Outre les Malais, forcément présent eux aussi, il ne faut pas oublier les immigrant Indiens parlant Tamoul, et voilà la sauce multiculturelle de la ville prête à être déclinée en quatre langues sur n'importe quel panneau officiel. Et elle tient!


Cathédrale Saint Andrew (1862), malheureusement pas vraiment mise en valeur...

Et depuis quelques dizaines d'années, tant la ville que l’État lui-même se réinvente à grand coup de pelleteuse, irriguant les Malls - plus petits mais au design nettement plus léché qu'à Bangkok par exemple - par un réseau hyper-performant de métro en croissance constante. On pourrait passer une vie entière dans ces couloirs souterrains et ces surfaces commerciales sans jamais voir la lumière du jour, ni ressentir la température extérieure, le tout étant bien sûr climatisé de manière tout à fait agréable.


Allez, un dernier bouquet de gratte-ciels pour la route - depuis la place centrale historique, qui se trouvait quasiment au bord de la plage à l'époque... En plus le dimanche, c'est fermé à la circukation.

Le Singapourien étouffe-t-il dans la pierre et le métal pour autant? A-t-il perdu toute connexion avec la nature? La suite au prochain épisode, qui sera vert - ou pas....

 
 
 

Posts récents

Voir tout

Commentaires


© Jeff Nevine

Objectif: Aventure © 2019 by Jeff Nevine

bottom of page