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 - Aventures Asiatiques -

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Long Beach Blues

  • Jeff Nevine
  • 7 oct. 2019
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 8 oct. 2019

La veille, alors que j'attendais le bus, j'avais passé deux heures sur internet rien que pour sélectionner l'hôtel parfait et pas trop cher qui allait combler tous mes désirs. Il faut dire qu'il n'y a pas une infinité de logement sur cette petite île, et que je craignais un peu de débarquer à l'improviste comme d'habitude. Il y en a pour tout les goûts, des tentes doubles à louer à un jet de pierre de la plage au Resort hors de prix - enfin, pour moi. J'ai choisi un bungalow avec vue sur la mer situé tout au bout de la plage, sur une hauteur, qui avait l'air d'un prix raisonnable.


Long Beach

J'aurais mieux fait de prendre l'option camping.... Après avoir traversé dans sa longueur tout Long Beach avec mon barda, patinant dans un sable fin comme de la farine, sous un soleil de plomb, j'arrive en nage à la réception, située sur une grande terrasse dominant le paysage, à côté du restaurant. Personne. Un gars traîne là, fumant une clope, et me regarde d'un œil torve. Finalement il jette son mégot d'un air exaspéré et se traîne derrière le comptoir.; je viens de faire la connaissance du réceptionniste.


Il commence la conversation directement par un "oui?" interrogateur. Pas de "bonjour*, pas de "bienvenue". C'est là que j'ai compris qu'il n'y aurait pas de "merci" ni d'"au revoir" non plus. En fait, il n'y aura rien, jamais. Je suis tombé dans un trou noir touristique, le niveau zéro du service, l'antithèse de l'enthousiasme. J'ai explosé un nouveau record impossible à battre, à moins de payer 100 Dollars pour dormir dans le sable, sur la plage, avec interdiction de se protéger des moustiques. Moi qui en ai fait mon métier, j'ai trouvé l'antimatière de la relation clientèle.


Une chambre avec vue....

Le Monde Perdu. C'est bon, je l'ai retrouvé...

Pour 40 Dollars la nuit, j'ai droit à un ventilateur dans un bungalow minable qui tombe en ruine, avec comme tout mobilier un lit, et même pas un réfrigérateur. Pas de Wi-Fi comme promis (indispensable pour un Digital Nomad comme moi) ou alors une connexion anémique et capricieuse au restaurant, que le personnel apathique ne donne pas envie de fréquenter. Ce qui n'est pas très important, vu que les trois quarts de la carte n'est plus disponible: on est à deux semaine de la fermeture pour cause de mousson, et donc ils se laissent tranquillement couler sans même agiter les bras.


Seuls au monde.... Ou presque.

A leur décharge, à peu près tous les restaurants et commerces de l'île ont le même niveau de service - à part les Resorts, enfin j'espère pour les clients.... Seul le propriétaire d'un petit magasin m'a gratifié d'un "bienvenue" 24 heures après mon arrivée. A tel point que je commence à sombrer dans la paranoïa en me demandant si ce n'est pas moi qui ramolli en demandant la Lune pour un prix décent. Finalement je fais la connaissance de deux jeunes étudiants sri-lankais étudiant dans le pays et qui visitent la région: ils sont au même hôtel et ont exactement la même impression sur tout. Bien, donc, je ne suis pas devenu fou suite à une insolation.



L'écureuil a plus d'énergie que le personnel de l'hòtel

Reste le paysage, magnifique, le sable jaune pâle et la mer passant par tous les dégradés du vert au bleu, les petites criques dégagées par la marée basse et surplombée par la jungle... Une splendeur. Depuis mon balcon j'observe le manège d'un écureuil survolté qui fait des acrobaties en passant d'un bungalow à l'autre sur les fils électriques, et un Varan d'un mètre vingt se traîne dans le carré d'herbe en face. Le temps que je saisisse mon appareil photo et le dinosaure miniature a disparu. Il est temps de rejoindre la civilisation. J'ai la réputation d'un hôtel à détruire sur Tripadvisor.



 
 
 

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